La Présidentielle 2016 en Guinée Equatoriale : vers une mascarade électorale

Le congrès du parti au pouvoir en Guinée Equatoriale, le PDGE, s’est achevé aujourd’hui. Nous savons donc à présent, depuis sa propre déclaration lors de l’ouverture du congrès mardi, que le président Obiang au pouvoir depuis 36 ans, est le candidat à sa propre succession pour la présidentielle de 2016.

Pour le Parti CORED, ce résultat n’est pas une surprise car c’est une des hypothèses que nous annoncions depuis longtemps comme un des stratagèmes d’Obiang dans sa détermination à effectuer une succession héréditaire en Guinée Equatoriale.

Pourquoi ce choix ?

Il est connu que le fils ainé d’Obiang, Teodoro Nguema Obiang Mangué, soutenue par sa mère la première dame Constancia Mangue d’ Obiang, est le premier en liste pour la succession héréditaire. Par ailleurs, vu l’âge avancé d’Obiang et son état de santé générale, Teodorin Nguema Obiang toujours appuyé par sa mère, est actuellement le président de facto en Guinée Equatoriale.

Les problèmes judiciaires de ce dernier n’étant pas réglés en France comme cela a eu lieu aux Etats Unis, ils ont préféré jouer la prudence, en espérant si possible trouver un arrangement avec la justice française et continuer un processus graduel de réhabilitation pour lui redonner une façade de crédibilité internationale comme ils ont déjà commencé à le faire au Etats Unis. Rappelons qu’en trouvant un arrangement avec la justice américaine, présenté par le régime en Guinée Equatoriale comme une déclaration de non culpabilité et la visite de Teodorin à l’Onu en représentation officielle à l’ONU, obtenant une photo avec le couple Obama, cela permet au régime d’exploiter en interne une supposée caution des USA à la succession héréditaire.

La surprise aurait été, dans ces circonstances, la désignation comme candidat à la succession le deuxième fils, l’éternel ministre de pétrole, Gabriel Mbega Obiang Lima, qui malgré l’ampleur de ses détournements de fond public supérieurs à ceux commis par demi-frère Téodorin, faits connus par le peuple, n’a pas eu d’ennuis judiciaires. Pourtant les frères d’Obiang et beaucoup de barons du régime responsables des mêmes faits de corruption et crimes, craignent aussi la perte de l’hégémonie de la région d’Obiang (Mongomo). Ils soutiennent donc ce deuxième fils qui a une image internationale plus acceptable pour passer à la troisième dictature familiale et ethnique. Or, selon Constancia Mangue d’Obiang, son fils Téodorin est désigné comme bouc émissaire du régime, elle a parfaitement conscience qu’elle-même, son fils et sa famille seront les grands perdants si le pouvoir leurs échappe.

Au vu de cette lutte intestine, Ils ont donc préféré maintenir Obiang père en tête de candidature, la figure symbolique qui incarne encore le consensus de façade, même si en coulisses ils gèrent véritablement le pouvoir et la succession future.

Une stratégie de maitrise de l’opposition à l’intérieur de la Guinée Equatoriale pour valider un faux processus électoral.

A l’intérieur du pays, la situation est telle que l’opposition est contrainte de collaborer avec le régime ou de rester dans la clandestinité. Le parti politique dit principal de l’opposition, le CPDS, a essayé de créer une nouvelle coalition avec deux partis non légalisés mais ayant un poids politique plus important, la FDR (Fuerza Democratica Republicana) un parti de la région d’Obiang et l’UP (Union Popular), pour se présenter avec un candidat unique. Or, par défaut d’un plan concret, le nouvel exécutif de l’UP dirigé par Moises Nve Ela et Fulgencio Ondo Olo, a décidé de s’éloigner de la FOD. Quant à la FDR, elle n’a pu obtenir sa légalisation.

Malgré ce rôle implicite du CPDS à légitimer la dictature lors des quatre dernières élections présidentielles, les menaces ouvertes d’Obiang à l’encontre du CPDS se précisent. En leur demandant de s’allier à son parti, s’ils veulent conserver député et sénateur que le régime leurs offre à chaque élection, cela démontre le retour au système de parti unique ouvertement explicité par Obiang à Malabo où il déclara que « le multipartisme est un système dangereux importé par l’occident pour créer des divisions dans le pays ».

Une stratégie gouvernementale de la confusion à propos des oppositions en exil.

Deux mois après la création de la CORED, certains membres fondateurs avait été expulsés après avoir découvert qu’ils étaient complices du régime. Une fois expulsés, ne pouvant plus la contrôler ou la détruire de l’intérieur, ils se sont constitués en une CORED dissidente et ont choisi Paris pour siège de leurs actions politiques, malgré qu’aucun d’eux ne réside en France.

Pour se faire une crédibilité politique ils ont contacté l’opposant historique Severo Moto qui, en mal de notoriété en Espagne, a volontiers accepté de signer l’alliance PP-CORED donnant ainsi du poids dans leurs interventions auprès des médias.

En vue des élections présidentielles, la CORED originelle s’est constituée et restructurée en parti politique, annonçant sa participation aux élections de 2016, désignant Raimundo Ela Nsang comme son candidat à ces élections et en notifiant la « Déclaration de Madrid », document qui liste les conditions demandées au régime d’Obiang pour la transparence et la légalité de ces élections.

Le parti politique historique de l’intérieur du pays UP (Union Popular) a adhéré à la déclaration de Madrid et commence à travailler avec le représentant de la CORED à l’intérieur du pays, Pedro Nguema Bindang, auprès des représentants diplomatiques sur place pour exposer les exigences relatives à des élections libres.

Dans le même temps la fausse CORED (dissidente) intensifie aussi ses actions, en se légalisant officiellement à Paris en tant qu’association, aidée pour ce faire par un ami français au nom de David Lugasi, car aucun membre de l’association ne réside en France. Mais à l’approche du congrès du PDGE deux courants sont apparus au sein de cette fausse CORED finissant par se séparer en deux entités. Celle qui fut la Secrétaire Générale de cette CORED, Emilia Nchama Jahr, se révèle très proche du régime vers Teodoro Nguema Obiang et l’autre faction, dirigée à présent par Salomon Abeso Ndong, un proche de la famille Obiang qui fut notamment le protégé du frère d’Obiang, Armengol Ondo Nguema, réside à Londres et joue son rôle en affinité avec les frères d’Obiang et certains barons du régime.

Emilia Jahr Nchama a donc participé en Guinée Equatoriale au congrès du PDGE en utilisant l’acronyme CORED pour discréditer notre action politique à l’intérieur du pays, tandis que l’autre faction de la fausse CORED s’établissait à Paris pour créer la confusion en organisant les événements médiatiques où Salomon Abeso Ndong se charge de recruteur des pseudo-opposants, la plupart désœuvrés et qui se servent de ces réunions pour mener grand train de vie dans les hôtels luxueux de Paris.

En résumé, la dynamique actuelle de l’opposition de la Guinée Equatoriale est la suivante : 1) CPDS Andres Esono Ondo, est prêt à aller aux élections pour légitimer la dictature. 2) le Parti CORED en exil et UP à l’intérieur exigent des élections libres et transparentes sous les conditions de la « Déclaration de Madrid ». 3) Les autres groupes d’oppositions, dont certains à l’intérieur du pays, exigent leur légalisation, d’autres groupes isolés à l’extérieur ne se sont pas encore prononcés.

Crise économique, politique et incidences inconnues.

Dans ce contexte, une donnée reste inconnue dans cette équation, la crise économique, due à la diminution de la production et des prix du pétrole, frappe de plein fouet la Guinée Equatoriale. Cette crise fait apparaitre une gestion désastreuse des années passées sans aucune diversification de l’économie. Le président Obiang tente vainement de trouver des investisseurs étrangers, mais le climat délétère des affaires autour de son régime empêche manifestement ces investisseurs de se risquer en Guinée Equatoriale. Obiang a reconnu dans ce congrès l’augmentation de la délinquance et violence dans le pays, mais la solution qu’il prône est de couper les tendons des voleurs afin qu’ils soient identifiés dans la société. Il n’est donc pas exclu de voir l’intensification de protestations populaires avec le renforcement de cette crise, ce qui peut conduire à un véritable chaos.

Cette situation est préoccupante, dans la mesure où seule une issue politique légale peut éviter le chaos en guinée Equatoriale, mais au regard de l’actualité de la dictature Obiang, si rien ne change, le futur proche de la Guinée Equatoriale s’annonce sombre.

La fermeture des frontières en Guinée Equatoriale, pour l’organisation de ce congrès, donne d’avance le ton des élections à venir, en marge de toute légalité, si aucune pression internationale n’est exercée. Obiang est comme tous les dictateurs africains tels Sassou, Kabila etc. qui ne veulent pas quitter le pouvoir, ils vont se soutenir entre eux et s’appuyer sur leurs expériences réciproques, peu importe pour eux de ruiner notre continent.

La question de fond qui se pose au regard de l’histoire : Allons-nous laisser cette situation se dégrader avec comme seul recours une éventuelle réponse populaire violente et spontanée ou faire pression sur le régime Obiang afin qu’une véritable transition démocratique intervienne avant que ce pays ne s’enfonce une fois de plus dans la misère et le chaos ?

Paris 12 Novembre 2015

Le Parti CORED à l’événement sur la COP 21 des Partis Progressiste Européens à Paris

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La CORED a été invitée le 21 octobre 2015 au rassemblement « Evénement » sur la COP 21 des Partis Progressistes Européens à Paris, organisé par le Parti Socialiste Français, en lien avec la Fondation Jean-Jaurès et ses partenaires européens (partis frères européens, PSE, FEPS, YES et le groupe social-démocrate au Parlement européen). Le colloque a eu lieu à la Maison de la Chimie. Le Premier ministre Français, Manuel Valls, Serguei Stanichev, président du PSE, et Gianni Pitella, président du groupe social-démocrate au Parlement européen, sont intervenus, avant que les leaders socio-démocrates européens ne signent la «Charte des Progressistes pour le climat ».

Raimundo Ela Nsang est lui intervenu en sa qualité de Secrétaire Général de la CORED et d’ancien ingénieur chimiste pétrolier ayant une connaissance singulière des problèmes climatiques soulevés, particulièrement autour du Golfe de Guinée, de par sa nationalité équato-guinéenne aussi.

Tout d’abord, le secrétaire exécutif a fait part à l’assemblée de la volonté du parti politique CORED de participer aux élections présidentielles 2016 en Guinée Equatoriale. Ce point est d’une importance cruciale à propos du retour à des états de droits dans les pays exploitants la ressource pétrolière en Afrique avec une forte concentration autour du Golfe de Guinée.

Le point central de l’intervention du Secrétaire Général de la CORED a été de mettre en exergue système d’exploitation des compagnies pétrolières et relations avec les pouvoirs politiques en place, la plupart dictatures de longues dates avec tous les avatars inhérents à ces régimes : corruption généralisée, dilapidation des richesses nationales, instabilité politique, non-respect du droit.

Ce point pour comprendre la situation et l’impact au niveau des ressources et du climat dans un tel contexte. En effet, si les compagnies pétrolières font des efforts techniques considérables pour améliorer les impacts négatifs sur l’environnement, elles se trouvent contraintes aussi à un rythme d’exploitation très soutenu dans cette zone. Ce rythme est celui qu’imposent les situations d’instabilités politiques. Les investissements des compagnies étant très importants, elles ne peuvent se permettre de planifier l’ensemble du retour sur investissement sans tenir compte du contexte politique potentiellement instable. Ce rythme d’exploitation est  difficilement conciliable avec les exigences en matière de protection de l’environnement et de développement durable.

Raimundo Ela Nsang a souligné que l’instauration de gouvernements démocratiques est la condition sine qua non pour l’application des normes environnementales tant internationales que locales.

Le secrétaire général de la CORED a appelé les forces progressistes européennes présentes à soutenir, et surtout, à travailler en étroite collaboration, pour permettre l’arrivée au pouvoir, dans ces pays, de forces politiques progressistes capables de mettre sur pied un vrai développement durable pour nos populations et pour la protection de la planète.

A cette courte contribution de Secrétaire Général nous ajoutons que la Guinée équatoriale est une bonne illustration de cette problématique : ce petit pays de 740 000 habitants, avec plus d’extension maritime que les autres pays du golfe, dispose d’une surface d’exploration pétrolière supérieure, avec tous les dangers écologiques que cela comporte. Le pays compte encore 1 200 millions de barils de réserves prouvées, soit 4,6 % des réserves mondiales. Mais le pays a aussi atteint un pic de production en 2006 : pour maintenir les volumes de production les techniques de récupération assistée sont employées, les risques de dégradations environnementales vont donc augmenter avec le temps.

Les problèmes évoqués dans le bref exposé du secrétaire général revêtent un caractère d’urgence au regard de la situation actuelle et de l’ensemble de la réflexion à venir avec la COP21.

L’évènement s’est conclu avec des échanges autour d’un cocktail offert par le Parti Socialiste français. Le secrétaire général du parti CORED, Raimundo Ela Nsang, accompagné par le responsable de la défense et de l’Intérieur, Carlos Abaga Ayingono, ont pu ainsi avoir de multiples prises de contacts pour sensibiliser sur la campagne internationale que mène le Parti CORED avec l’Union Popular (UP), avec comme objectif d’obtenir des élections libres et transparentes 2016 en Guinée Equatoriale.

Dans ce sens, le secrétaire de la CORED n’a pas manqué de saluer et d’échanger brièvement avec le premier ministre de la République française, Manuel Vals et d’autres responsable européens. Des entretiens plus longs ont eu lieu avec les responsables du Parti Socialiste français, notamment avec son Secrétaire General, Jean Christophe Cambadelis et le Secrétaire national chargé du pôle « mondialisation, régulation, coopération », Jean-Marc Germain. L’autre échange important concernait le secrétaire général du parti Socialiste Espagnol, PSOE, Pedro Sanchez Pérez-Castejón.

La CORED remercie l’ensemble des interlocuteurs pour l’invitation et l’écoute assidue des participants.

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Le SG de la CORED, Raimundo Ela Nsang avec le Premier Ministre français, Manuel valls
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avec Secrétaire Général du PS  français                    Avec Secrétaire du PS espagnole 
  Jean-Christophe Cambadélis                                         Pedro Sanchez Pérez-Castejón
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Avec Gianni Pitella, président du groupe social-démocrate au Parlement européen
et Carlos Abaga Ayingono Responsable Défense et Intérieur (Parti CORED)

Réponse au démenti publié sur le site du gouvernement de Guinée Equatoriale

Le 15/10/2015 a été publié, sur le site officiel du gouvernement de Guinée Equatoriale, un démenti à propos d’informations données par de pseudo-opposants pendant une conférence de presse à Paris, concernant une liste de 314 assassinats politiques attribués au régime Obiang.

Il est inutile pour la CORED parti politique de polémiquer sur cette information et les échanges qui en découlent. Le seul élément que nous retenons est, encore une fois, la confusion créée intentionnellement lors de ces communications avec notre mouvement d’opposition dénommé CORED.

Nous rappelons une fois de plus que la CORED est bien un parti politique, les personnes qui se sont exprimées à Paris lors de la conférence de presse mentionnée ont été exclues de notre mouvement. Aujourd’hui, certaines de ces personnes, comme Salomon Abeso Ndong, utilise le sigle « Coalition CORED » en dissidence de notre parti politique. Allié à présent à Severo Moto, ces personnes forment un groupe qui tente désespérément des « coups médiatiques » dont le seul but est de discréditer la véritable opposition en exil. Le démenti publié sur le site gouvernemental reprend point par point la confusion volontaire à propos de notre mouvement politique.

Nous rappelons donc aujourd’hui et avec force, aux opposants réels, au gouvernement de Guinée Equatoriale, que le véritable combat engagé est d’obtenir pour l’année 2016 des élections présidentielles libres, indépendantes, garanties par des instances internationales. Cet objectif a été clairement défini dans notre « déclaration de Madrid » en 10 points et transmise au gouvernement Obiang.

La CORED parti politique n’a que faire de présumées accusations contre le gouvernement Obiang. Par contre, nous faisons comme habituellement le constat critique objectif qui intéresse réellement les citoyens équato-guinéens dans leur vie quotidienne, à savoir :

– Situation économique catastrophique après plusieurs décennies de gestion des ressources pétrolières.
– Etat de corruption généralisé et connu autant par les équato-guinéens que de la communauté internationale.
– Etat de droit complètement bafoué par une oligarchie familiale
– Atteinte permanente aux droits de l’homme, situation dénoncée de manière récurrente par les instances internationales.
– Absence de liberté de la presse, de vie culturelle et sociale, de liberté d’associations.
– Mépris des forces d’opposition dans un système sclérosé par la dictature.
– Impossibilité factuelle d’aller vers une vraie transition démocratique.

Voilà en résumé quelques points qui sont l’enjeu du véritable combat que mène la CORED parti politique, combat qui s’effectue en dehors du « cirque médiatique » auquel se livrent un pseudo-groupe d’opposition et le gouvernement de Guinée Equatoriale par communiqués interposés.

Ce rappel afin de mobiliser toutes les énergies vives, celles de la diaspora, des citoyens équato-guinéens, des instances internationales, autour des vrais enjeux politique et non pas de diversions qui n’ont rien à voir avec l’avenir de la Guinée Equatoriale.

Interview de Raimundo Ela Nsang dans Le Grand Débat de la radio Africa N°1, Biens mal acquis

L’interminable feuilleton de l’affaire des biens mal acquis

Depuis 2007, à l’initiative notamment de Transparency International, Survie, Sherpa ou encore la Fédération des Congolais de la Diaspora, des instructions sont menées par la Justice française à l’encontre de plusieurs chefs d’États africains et leurs familles. Depuis, au gré des péripéties et autres rebondissements judiciaires, ce dossier est devenu l’objet d’une vives polémiques, opposant d’une part ceux qui réclament justice et la restitution des biens présumés mal acquis, et d’autre part, ceux qui estiment qu’il s’agit d’un acharnement suspect à l’encontre de dirigeants africains. Près de dix ans après le déclenchement de ce processus judiciaire, quels en sont les véritables résultats ? Et quel en est impact sur la situation dans les pays concernés ? Détails et explications dans ce Grand Débat.

Invités :
– Benjamin Moutsila, Membre de l’ONG Survie, délégué de la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD)
– Raimundo Ela Nsang, Secrétaire exécutif de la Coalition d’opposition pour la Restauration d’un État démocratique (CORED) – Opposition équato-guinéenne
– Dieudonné Tahiro Aperano, Président de la section France du Parti Démocratique Gabonais
– Maître Versini, Avocat du Congo-Brazzaville

Ver

Le Secrétaire Général du Parti CORED, invité à l’émission « Le Grand Débat » sur Africa n°1.

La parti politique CORED vous invite à suivre l’intervention de son secrétaire Général, Raimundo Ela Nsang, ce soir 15 Octobre 2015 de 18 à 19 heures de Paris, dans l’émission « Le Grand Débat » sur la radio Africa N°1 et présentée par Francis Laloupo.

L’émission peut se suivre en direct sur le site http://www.africa1.com/

Mis à part la thématique principale, le Secrétaire Général de la CORED va faire la lumière sur la confusion que des pseudo-opposants, au service du régime Obiang, ont créé auprès des medias français en obtenant la diffusion de leur conférence de presse par l’Agence France Presse.

Seule Radio France International (RFI), après avoir interrogé le Secrétaire General Raimundo Ela Nsang par téléphone, a eu la prudence de ne pas mentionner ces pseudo-opposants en relayant l’article d’AFP.

 http://www.rfi.fr/afrique/20151014-guinee-equatoriale-opposition-accuse-regime-obiang-assassinats-310-personnes

 Thématique de l’émission Le Grand Débat:

A qui profitent les affaires dites des biens mal acquis ?

Benjamin Moutsila, membre de l’ONG Survie

Raimundo Ela Nsang, Secrétaire Général du Parti CORED (Coalition Restauratrice de l’État démocratique)

Dieudonné Tahiro Aperano, président de la section France du Parti Démocratique Gabonais

Par téléphone,

Maître Versini, avocat du Congo-Brazzaville

Angles abordés :

Le point sur les derniers développements, et les dernières saisies et clôture d’enquête…

Les impacts sur la vie politique congolaise/gabonaise/équato-guinéenne – Est-ce un moyen d’opposition politique ?

Y a-t-il une instrumentalisation de la justice française ?

Comparaison avec les émirats ou oligarques russes ?

Question de l’héritage pour le Gabon – Et du poids de la famille dans ces affaires ?

Que faut-il attendre de ces affaires instruites depuis plusieurs années ?

 

Soutien de la CORED au Référendum du Parti Socialiste

La CORED parti politique vient s’adresser à toutes les personnes de bonne volonté en association avec notre mouvement : diaspora équato-guinéenne et plus largement africaine vivant en France, membres affiliés à notre parti, afin de délivrer un message de soutien aux forces de gauche françaises à l’occasion du « référendum pour l’unité » proposé par le Parti Socialiste le 16,17 et 18 octobre 2015.

Depuis la création de son siège provisoire à Paris, la CORED est invitée régulièrement aux évènements importants du PS et de l’EELV (écologies les verts), s’affirmant ainsi comme une force de gauche dans son combat pour la démocratie et le développement durable. Consciente aussi du contexte international qui favorise les partenariats de solidarité politique, la CORED vient donc en retour proposer son appui à l’initiative du PS.

Il est incontournable que l’unité de la gauche est à entendre tant sur le plan national qu’international, gage d’une cohérence de réciprocité, pour la pérennité des états de droits et l’engagement commun vers des sociétés capables de mettre en œuvre un développement durable, facteurs de justice sociale et de meilleure gestion des ressources partagées mondialement.

Aux dates indiquées ci-dessus, le PS propose un référendum à toutes les personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche et vivants sur le territoire Français, afin de décider de listes communes aux élections régionales à venir. Ces listes ont pour objectif de renforcer l’union de la gauche dans ce scrutin très important son seulement dans la vie locale de la France, mais aussi sur le plan national. Une élection qui interviendra dans un contexte international de crise migratoire et économique avec la montée en puissance des partis d’extrême droite.

La vision politique de la CORED est axée bien sur vers l’avenir de la Guinée Equatoriale, mais se positionne aussi dans un cadre plus large qui sera celui de relations bilatérales dans le futur. Ces relations permettront d’engager des actions soutenues sur le plan international, notamment avec ses alliés de principes, PS et l’EELV entre autres, qui actent pour soutenir actuellement notre parti politique vers une transition démocratique en Guinée Equatoriale.

La CORED soutient donc pleinement la proposition de référendum du PS qui consiste à renforcer l’adhésion des forces de gauche en présence. A ce titre, nous invitons toutes les personnes se reconnaissant dans notre mouvement, à participer à l’appel du PS au référendum ouvert à toutes et tous le 16, 17 et 18 octobre 2015. Vous trouverez dans le lien inscrit ci-dessous de plus larges informations et la possibilité d’exprimer votre choix directement par vote électronique :

http://www.referendum-unite.com/pourquoi-ce-referendum/

La CORED remercie par avance l’ensemble de ses soutiens de votre attention et éventuelle participation à cette proposition.

Paris 9 Octobre 2015

Raimundo Ela Nsang
Secrétaire Général de la CORED

Campagne « Elections Libres 2016 » à Madrid

Dans le cadre de sa campagne électorale le bureau exécutif du parti politique CORED s’est rendu à Madrid du 28 septembre au 1 octobre 2015. Cette visite a permis des rencontres avec diverses personnalités politiques et des organisations non gouvernementales, afin de transmettre nos messages de campagne et obtenir leur soutien à nos initiatives pour l’élection présidentielle prévue  pour 2016 en Guinée Equatoriale.

CORED associacion prensa madrid

La première réunion a eu lieu avec les organisations non gouvernementales dans la matinée du 29 septembre au siège de l’association de presse de Madrid. Lors de cette rencontre le parti CORED a été présenté comme une véritable alternative pour les élections 2016. Nous avons  également effectué la rédaction du document relatif à la déclaration conjointe de notre parti politique et celui de l’Union Populaire, pour rendre publique notre coopération d’union autour des exigences de la Déclaration de Madrid.

CORED asamblea de madrid

Dans le même contexte et suivant l’ordre du jour, le parti CORED a visité dans l’après-midi l’assemblée de la communauté de Madrid et a été reçu par Gabriel Gabilondo, porte-parole socialiste de l’assemblée et ancien ministre de l’éducation du parti socialiste ouvrier espagnol, accompagné de son porte-parole adjoint José Manuel Franco.

CORED Unesco carlos III

Le 30 septembre, la présidente de l’UNESCO Madame Luz Nodrono, avec son équipe composée de Juan Antonio Matusan, José Luis De La Cruz et les collaborateurs de l’université Carlos III, ont également reçu le bureau exécutif de la CORED.

La teneur des discours échangés dans ce dialogue avait pour thème le travail qui a été mené par la CORED jusqu’ici, les objectifs atteints et ceux qui restent à atteindre. En conséquence, la conclusion a été un soutien unanime pour l’ensemble du projet CORED, parti de la démocratisation de la Guinée Equatoriale.

Dans les deux sens des échanges à Madrid, nous retenons le même message de cohérence engagé autour des actions de la CORED, son engagement et la recherche du soutien des forces démocratiques internationales pour les élections de 2016 en Guinée Equatoriale. De plus, dans l’ensemble des réunions, la situation de la Guinée Equatoriale en matière économique, politique et sociale a été analysée dans le détail, ceci afin de permettre aux différentes parties d’objectiver les actions à envisager pour le développement futur de notre pays et faire des propositions concrètes tout au long de ce parcours à venir.

La CORED et le bureau exécutif remercient l’ensemble des hôtes de l’accueil qui lui ont été réservé.

Libération inconditionnelle de Pedro Nguema Bindang

Pedro Nguema Bindang

Pedro Nguema Bindang

La CORED parti politique vient vous informer que notre demande inconditionnelle de libération de Pedro Nguema Bindang , interpellé sans raison légale, a bien été suivie d’effets à la date du 01/10/2015. Nous pouvons précisé qu’il a été détenu du 28/09/2015 au 01/10/2015, c’est-à-dire au-delà du délai légal de détention provisoire.

Si toutefois  Pedro Nguema Bindang est à ce jour en liberté, nous souhaitons revenir sur les termes de son arrestation avec plus de précisions et d’analyses d’après les éléments d’informations confirmées que nous avons. De plus, nous soulignons que sa mise en liberté est soumise à certaines restrictions, menaces d’être arrêté à nouveau, interdiction d’enseigner, nous faisons part de notre soutien indéfectible afin qu’il recouvre pleinement ses droits.

Pedro Nguema Bindang a donc été interpellé officiellement pour calomnies contre des membres du PDGE et du président Obiang. Officieusement, il apparait que ce sont ses activités d’opposant relatif à la CORED qui sont visées. La CORED ayant son siège provisoire en France, notre parti politique fait l’objet d’allégations mensongères de la part du régime Obiang qui l’accuse d’être dans la volonté d’une déstabilisation avec l’aide occidentale. Pourtant et comme le prouve l’arrestation de Pedro Nguema Bindang, si la CORED est installée provisoirement à Paris c’est du simple fait qu’aucune sécurité n’est garantie sous ce régime et non par choix.

Nous rappelons avec force et vigueur que le combat de la CORED est celui d’un parti politique démocratique contre une dictature. La CORED reste intransigeante sur le point central de la démocratie et des moyens pour obtenir cet état de droit. Cette volonté a été retranscrite dans « la déclaration de Madrid » qui situe exactement l’enjeu de la situation contre le régime Obiang, c’est-à-dire une possibilité d’élection présidentielle 2016 libre, transparente, contrôlée par la communauté internationale. A ce jour le président Obiang et son parti, le PDGE, n’ont pas répondu à cette proposition pour mettre en place un véritable processus de transition vers la démocratie.

Nous soulignons, aussi, que ce pouvoir peut avoir une crainte légitime d’être déstabilisé, cette crainte se fonde par sa propre ligne de conduite, tant sur le plan politique qu’économique : liberté individuelle inexistante, opposants harcelés, partis politiques interdits de tout débat, récession intense dans un climat d’affaires et de corruptions calamiteux. Ce pouvoir peut donc véritablement craindre une réaction spontanée de la population qui a vécu 46 années de dictature, nul besoin d’une ingérence extérieure sur ce point.

Le véritable combat de la CORED est d’accéder à une transition démocratique en évitant un drame de plus pour le peuple équato-guinéen. La déstabilisation de notre pays existe, mais elle est du fait de cette dictature qui n’entend pas les aspirations de sa population, la peur de ce régime est de perdre ses privilèges et d’avoir à rendre des comptes sur son bilan.

Ironie du calendrier, l’arrestation de Pedro Nguema Bindang est arrivée au moment où Téodorin Obiang, fils du président, est intervenu à la tribune de l’ONU pour promouvoir sa future accession à la présidence. Dans son intervention il déclare que : « la Guinée Equatoriale fait l’objet d’une campagne d’allégations infondées » au sujet des droits de l’homme, cette déclaration vient en parfaite contradiction avec la réalité et l’actualité du pays.

Loin de la tribune confortable de l’ONU où est installé illégitimement Téodorin Obiang, les sbires du régime poursuivent les opposants pour seul délit d’opinion et empêcher toute possibilité d’expression et d’organisation politique comme le voudrait un véritable état des droits de l’homme.

La CORED appelle une fois de plus le peuple de la Guinée Equatoriale, les diasporas, la communauté internationale, à intervenir avec nous de façon énergique pour exercer une pression légale sur le régime du président Obiang, afin que les droits des citoyens et des opposants soient respectés.

Paris, 2 Octobre 2015

L’exécutif de la CORED

Arrestation illégale du représentant de la CORED en Guinée Equatoriale, Pedro Nguema Bindang.

Pedro Nguema Bindang

La CORED parti politique, dont les membres du bureau exécutif étaient en déplacement à Madrid dans le cadre de la campagne pour les élections libres et transparentes en Guinée Equatoriale 2016, a appris avec consternation et indignation, l’arrestation illégale et injuste de son plus haut représentant en Guinée Equatoriale, Pedro Nguema Bindang, professeur de philosophie en enseignement supérieur, le mardi 29 septembre 2015 vers 17 heures dans la ville d’Ebebeyin.

La CORED tente depuis des mois d’organiser sa base à l’intérieur du pays pour devenir visible et répondre aux aspirations et aux attentes dans les termes de la déclaration de Madrid, pour des élections libres et indépendantes, avec le parti Union Populaire. Toutefois, les services du régime qui surveillent les activités politiques des opposants ont décidé d’utiliser une fois de plus l’arrestation arbitraire et la répression pour empêcher le libre développement de notre parti.

L’arrestation de Pedro Nguema Bindang est intervenue par ordonnance du chef du district d’Ebebeyin, Justo Ndong Engono, en collaboration avec un membre exécutif du parti présidentiel PDGE dans ce même district, Tomas Esono Ngono.

Cette arrestation se produit dans un contexte de campagne du régime pour promouvoir le successeur héréditaire du président Obiang, à savoir son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue alias Teodorin, qui vient juste de représenter son père au 70 ième congrés de l’organisation des Nations Unies, en dépit de tout protocole.

Cela fait pleinement parti de la dynamique du régime Obiang qui entend, pour imposer la succession héréditaire comme seule perspective, utiliser ces opérations de promotion internationale et éviter, par la répression, les manœuvres partisanes et l’installation d’une véritable opposition, la mise en place d’élections libres et transparentes comme le demande la CORED.

Il est lamentable et honteux, une fois de plus, qu’une possible accession à la démocratie en Guinée Equatoriale coûte le prix du sang et des larmes comme par le passé. C’est dans ce contexte que la CORED exige :

1 / La libération immédiate et inconditionnelle de son représentant, le professeur Pedro Nguema Bindang.

2 / Demande l’intervention de la communauté internationale à faire pression sur le régime d’Obiang, afin que le détenu puisse être libéré immédiatement.

3 / Condamne la détermination du Président Obiang Nguema et de ses partenaires pour maintenir notre peuple sous une dictature féroce.

Madrid, 1 Octobre, 2015
L’exécutif de la CORED

Conférence sur l’alternance non violente et développement durable en Afrique

intervencion

Le « club éthique » a pris l’initiative de réunir à Paris le vendredi 25/09/2015, dans un salon de l’assemblée nationale Française, les interlocuteurs des oppositions en exil et de la diaspora africaine ainsi que des représentants de partis politiques au pouvoir en Afrique.

Cette réunion de réflexion s’est tenue sous le thème du développement durable, des possibles transitions démocratiques et le rôle que peuvent tenir les différentes composantes politiques, notamment celles tenues à l’écart par les régimes anti-démocratiques.

Raimundo Ela Nsang secrétaire exécutif de la CORED était donc présent dans le cadre des actions informatives menées pour la campagne des élections présidentielles 2016 qui se tiendront en Guinée Equatoriale. De façon plus large, il s’agissait pour le secrétaire exécutif de transmettre la nature des propositions que fait la CORED sur les thèmes proposés et abordés. Pour la CORED il ne fait nul doute que le développement durable est corrélatif d’un contexte politique démocratique, participatif et inclusif, car se sont toutes les couches de la population et institutions qui doivent être concernées pour mener à bien des projets d’envergures et durables, tant sur le plan économique que politique.

Assistait aussi à cette réunion la représentante du PDGE à Paris, Madame Brigida Mangue Edu, qui a fait une intervention sans surprise. A savoir, un éloge habituel du parti au pouvoir en Guinée Equatoriale sans la moindre capacité critique à l’égard des responsabilités de ce parti sur la situation économique et politique catastrophiques du pays. Cela n’est guère étonnant sachant que le président Obiang est aussi président du PDGE, nous savons tous qu’émettre une critique est synonyme de mise au ban. Madame Brigida Mangue Elu est donc intervenue dans une stratégie habituelle de communication qui consiste à faire croire à la possibilité d’un dialogue et de pluralité autour du régime de dictature. Elle a rappelé ainsi le message du président Obiang qui demande aux différents partis politiques en exil de rentrer au pays, sans préciser sous quelles conditions de sécurité. Pourtant et suite à la « table de dialogue » qui s’est tenue fin 2015 où furent sommées de participer les oppositions présentes dans le pays, rien n’a changé depuis, les quelques participants ayant émis des critiques sur le contenu de cette fausse ouverture en ont dû se plier à nouveau au fonctionnement rigide du pouvoir : personnalités politiques retenues de force dans leurs villages, aucune liberté de la presse, personnes toujours emprisonnées pour des faits politiques etc..

Raimundo Ela Nsang a donc pris la parole devant l’assemblée pour répondre à Madame Brigida Mangue Edu et souligner que les conditions actuelles ne sont en aucun cas propices à un dialogue national et inclusif. Car, la structure même du pouvoir reste inamovible, les discours d’ouverture sont en contradiction totale avec les faits et le fonctionnement de l’état qui est celui d’une dictature. Dans ces conditions, il est donc impensable d’organiser un retour des oppositions en exil qui seraient immédiatement soumises à des procédés de répressions directes ou indirectes. Quant aux élections présidentielles de 2016, le secrétaire général de la CORED a rappelé qu’il a été désigné candidat officiel de son parti. A ce titre et afin d’aller vers de vraies élections, transparentes, soumises à contrôle, une proposition en 10 points faite lors de la « déclaration de Madrid » a été envoyée au président du PDGE. Ces points concernent des principes basiques et incontournables pour admettre la validité d’une élection. A ce jour aucune réponse n’a été faite en retour, ce qui démontre, s’il le fallait encore, que la possibilité d’un dialogue autour de la transition démocratie n’existe toujours pas en Guinée Equatoriale.

Paris 26 Septembre 2015