Communiqué de Presse: Violation de la Constitution de Guinée Equatoriale

Alors que le débat sur la violation des constitutions par les dictateurs, pour s’éterniser au pouvoir, s’intensifie en Afrique, avec des réactions vives contre les dictateurs au niveau internationale, le président Obiang continue de violer de manière flagrante le texte fondamental de la République de Guinée Equatoriale, sans que cela ait aucun impact sur son pouvoir dictatorial, pouvoir qu’il  a acquis depuis 1979.

 Récemment, le président Obiang vient de dissoudre, par décret, l’ensemble du pouvoir judiciaire du pays[1] et nommer un nouveau[2], à travers la  violation de l’article 88 de la Loi fondamentale garantissant  l’indépendance du pouvoir judiciaire.

 Cette manipulation du pouvoir judiciaire ne peut pas être anodin au regard de la tenue en  2016 de l’élection présidentielle en Guinée équatoriale. Tout indique que, le régime d’Obiang se prépare, d’abord à organiser des élections frauduleuses et ensuite, légitimer sa victoire avec un pouvoir juridique aux ordres.

 La CORED dénonce ce stratagème monté par le régime d’Obiang, et attire l’attention des acteurs de la communauté internationale sur ces manœuvres politiciennes qui n’ont qu’une raison d’être : imposer au peuple de la Guinée Equatoriale la continuité de sa dictature par un enfant ou un autre membre du clan.

 La CORED attire une fois de plus l’attention sur le contexte très particulier de déroulement de ces élections présidentielles de 2016. En effet, le pays court ce risque de connaître une  déstabilisation. Une déstabilisation certaine par le fait que : d’une part, la situation du président Obiang (son âge et son état de santé) provoque dans sa propre famille des luttes intestines dues aux appétits de pouvoir des prétendants au trône, appétits qui peuvent conduire à des affrontements armés ; d’autre part, la profonde crise économique due à la baisse des prix et de la production de pétrole avec cette conséquence de perte massive d’emplois, accroît le mécontentement social.

 Dans les circonstances ci-dessus évoquées, une élection présidentielle libre et transparente, organisée sous la supervision de la communauté internationale, serait la bienvenue car elle assurerait la sécurité et la mobilité de toute la population et les candidats de l’opposition sur l’ensemble du territoire national.

 Pour ces élections présidentielles de 2016 en Guinée Equatoriale, la CORED a annoncé, depuis Paris (lieu où réside son Secrétaire Exécutif), sa participation à ces élections présidentielles. Apres cette annonce, la CORED a tenu un congrès récemment à Madrid du 18 au 22 mai 2015. Lors de ce congrès, la CORED est devenue un parti politique et a élu Monsieur Raimundo Ela Nsang comme son Secrétaire Général et candidat à l’élection présidentielle de 2016 en Guinée Equatoriale. La Déclaration de Madrid[3] où sont exposées les raisons et les conditions de sa participation est jointe au présent document.

 La CORED est consciente qu’une dictature, enracinée comme celle d’Obiang, ne peut jamais organiser des élections libres et transparentes, sans une forte pression externe ou interne. Pourtant, le président Obiang, malgré les protestations ouvertes qui commencent à voir le jour, continue à exercer la brutalité envers son peuple. En ce sens la CORED demande  aux différents acteurs et aux institutions internationales à œuvrer pour la tenue des élections libres et transparentes en Guinée Equatoriale, tout en invitant les medias à couvrir la campagne de l’opposition politique de Guinée Equatoriale.

 Paris 28 Mai 2015

[1] http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=6582

[2] http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=6592

[3] https://coredge.org/declaration-de-madrid/

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