communique CORED

Echec de la manœuvre Dialogue National et mise en marche de l’Initiative pour un Gouvernement Alternatif et Démocratique en Guinée Equatoriale.

Le 22 Juillet 2018, le gouvernement de la Guinée Equatoriale a clôturé le Dialogue National avec le refus de deux des « principaux partis politiques d’opposition de l’intérieur du pays » le CPDS et l’UCD de signer le manifeste final.

Depuis le jour même du début de ce Dialogue National, le Parti CORED avait déjà la preuve que ce Dialogue National n’était qu’une autre opération de communication de la Dictature d’Obiang pour laver son image, faire montre d’ouverture et pour attirer les opposant les plus virulents à l’intérieur du pays afin de les neutraliser.

En effet, dans le communiqué final de notre conférence de presse de présentation d’un nouveau mouvement politique et de société civile (IGAD) a Paris le 10 juillet 2018, nous avons annoncé notre volonté de participer au Dialogue National par vidéoconférence en faisant le parallèle  avec la vidéoconférence que le fils d’Obiang avait réalisé pour être entendu par les juges français.

À la suite de cette annonce, le gouvernement a réagi en délégant son ambassadeur à Paris afin de prendre contact avec nous pour discuter des conditions de notre participation par vidéoconférence. L’ambassadeur nous a fait une demande formelle de rendez-vous à laquelle nous avions répondu en fixant le rendez-vous le lundi 16 Juillet au café de la Paix à Paris à 15h30. Nous nous y sommes rendus, l’ambassadeur n’est finalement pas venu au rendez, selon nos informations, par ordre de Malabo car ils se sont rendu compte qu’ils allaient nous ouvrir une fenêtre pour s’exprimer au peuple depuis l’étranger. Nous joignons à ce communiqué les documents d’échange avec l’ambassade de Guinée Equatoriale pour montrer le manque de sérieux de ce régime et  sa nature manipulatrice.

La conclusion de ce Dialogue National et les évènements qui ont succédé sont la démonstration  paroxystique de la non-existence de l’Etat de droit en Guinée Equatoriale.

Le président Obiang, en l’espace d’un mois, convoque le Dialogue National,  déclare une loi d’amnistie qu’il n’exécute pas, (à l’exception d’une seule prisonnière politique à la demande d’un parti politique durant le dialogue). Or le jour même  du début du Dialogue National, sans mandatement judicaire, 10 fonctionnaires du ministère de la justice sont arrêtés, parmi eux 4 magistrats : ils passent plus de 72 heures en détention sans qu’aucune charge soit retenue contre eux. Suite à  refus d’assistance médicale, un magistrat, Jose Esono Ndong Bidang, meut en détention. Tout ceci avec la présence dans le pays des observateurs internationaux, notamment le représentant des Nations Unis pour l’Afrique Centrale et le chargé des droits humains de l’Union Africaine !

Ces nouvelles manœuvres montrent à quel point le régime d’Obiang ne peut plus conduire une normalisation politique en Guinée Equatoriale, et que les luttes intestines claniques pour la conservation du pouvoir vont conduire à déstabilisation du pays si rien n’est fait.

Dans ces circonstances, l’Initiative pour un Gouvernement Alternative et Démocratique (IGAD) va se mettre en marche pour jouer son rôle dans la mobilisation nationale et internationale pour venir à bout au régime Obiang et travailler pour la construction d’un nouvel Etat de Guinée Equatoriale.

Paris le 25 juillet 2018

Raimundo Ela Nsang

Président Fondateur de la CORED
Coordinateur de l’IGAD

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