Stratagème du régime d’Obiang pour créer la confusion sur la CORED

A deux mois de la création de la CORED (Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etant Démocratique), le 28 janvier 2014, nous avions expulsé certains membres, après avoir constaté qu’ils travaillaient pour le régime et voulaient détruire la coalition en divulguant des informations. Une fois expulsé, ne pouvant plus la contrôler ou la détruire de l’intérieur, ils se sont constitués en une CORED dissidente et ont choisi Paris  pour siège de leurs actions politiques, malgré qu’aucun d’eux n’habitent en France.

La personne clé de cette démarche est Salomon Abeso Ndong, un proche de la famille Obiang  qui fut notamment le protégé du frère d’Obiang, Armengol Ondo Nguema, il réside à Londres et joue le rôle de recruteur. La plupart des pseudo-opposants qui l’accompagnent sont sans emploi et se servent de ces réunions pour mener grand train de vie dans les hôtels luxueux de Paris.

La figure emblématique de ce mouvement est Severo Moto qui, en mal de notoriété en Espagne, a accepté volontiers de signer l’alliance PP-CORED pour donner de la crédibilité auprès des médias.

La stratégie du régime, avec cette CORED dissidente, est de créer  la confusion auprès du gouvernement français, des medias, l’opinion publique internationale et ainsi discréditer  notre action politique.

Ils ont adopté trois stratagèmes. Le premier, au tout début, consistait à multiplier des visites à Paris pour porter des lettres en main propre à des personnalités françaises, soi-disant.  Cela les a conduits à aller se faire photographier devant le Musée du Petit Palais à Paris et faire un article dans leur site comme s’ils avaient été reçus à l’Elysée[1].

Le deuxième point, sachant que notre parti est une force politique progressiste, a été d’orienter leurs contacts auprès du parti des Républicains. Finalement, ils ont organisé des manifestations devant l’ambassade de Guinée Equatoriale à Paris avec de multiples conférences, portant un message politique contradictoire au notre.

Ils ont ensuite organisé des conférences de presse à Paris, avec la seule présence de la chaine Africa24. Cette chaine de télévision a été dénoncée très justement par l’association Survie comme étant un outil de propagande du régime Obiang.

Dernièrement, ils ont finalement réussi « leur coup médiatique » en obtenant que l’AFP relaie l’information principale de leur conférence de presse qui concernait une liste précise de 310 assassinats politiques présumés depuis qu’Obiang est au pouvoir.[2]

Le seul but de cette annonce était de faire parler d’eux sous la dénomination CORED pour créer encore de la confusion et porter un message contradictoire au notre. Nous avons lu la déclaration finale de leur rencontre, à par la liste, ils déclarent boycotter les élections de 2016 et exiger la démission d’Obiang. Ils savent parfaitement que nous avons annoncé notre participation à ces élections. Nous avons publié une déclaration, à ce propos, des conditions que nous exigeons du régime Obiang pour que ces élections soient libres et transparentes. Nous avons aussi initié une campagne internationale pour faire pression sur Obiang. Sur le déroulé des actions de ces pseudo-opposants, vous pouvez ainsi mieux comprendre leurs contradictions et surtout leur véritable mission qui est de créer une déstabilisation de la véritable opposition.

En définitif une intrusion et manipulation de la dictature d’Obiang dans le rôle des oppositions en exil.

Cette stratégie est utilisée par d’autres dictateurs, nous espérons seulement, avec  l’exposé envoyé à tous les organes de presse, que cette confusion puisse se dissiper.

[1] http://www.france-guineeequatoriale.org/conference-de-presse-a-lelysee-francois-hollande-mentionne-la-guinee-equatoriale-mais-dans-un-lapsus/

[2] http://www.jeuneafrique.com/271393/politique/guinee-equatoriale-310-opposants-assassines-pouvoir-obiang-selon-lopposition/

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