Arrestation illégale du représentant de la CORED en Guinée Equatoriale, Pedro Nguema Bindang.

Pedro Nguema Bindang

La CORED parti politique, dont les membres du bureau exécutif étaient en déplacement à Madrid dans le cadre de la campagne pour les élections libres et transparentes en Guinée Equatoriale 2016, a appris avec consternation et indignation, l’arrestation illégale et injuste de son plus haut représentant en Guinée Equatoriale, Pedro Nguema Bindang, professeur de philosophie en enseignement supérieur, le mardi 29 septembre 2015 vers 17 heures dans la ville d’Ebebeyin.

La CORED tente depuis des mois d’organiser sa base à l’intérieur du pays pour devenir visible et répondre aux aspirations et aux attentes dans les termes de la déclaration de Madrid, pour des élections libres et indépendantes, avec le parti Union Populaire. Toutefois, les services du régime qui surveillent les activités politiques des opposants ont décidé d’utiliser une fois de plus l’arrestation arbitraire et la répression pour empêcher le libre développement de notre parti.

L’arrestation de Pedro Nguema Bindang est intervenue par ordonnance du chef du district d’Ebebeyin, Justo Ndong Engono, en collaboration avec un membre exécutif du parti présidentiel PDGE dans ce même district, Tomas Esono Ngono.

Cette arrestation se produit dans un contexte de campagne du régime pour promouvoir le successeur héréditaire du président Obiang, à savoir son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue alias Teodorin, qui vient juste de représenter son père au 70 ième congrés de l’organisation des Nations Unies, en dépit de tout protocole.

Cela fait pleinement parti de la dynamique du régime Obiang qui entend, pour imposer la succession héréditaire comme seule perspective, utiliser ces opérations de promotion internationale et éviter, par la répression, les manœuvres partisanes et l’installation d’une véritable opposition, la mise en place d’élections libres et transparentes comme le demande la CORED.

Il est lamentable et honteux, une fois de plus, qu’une possible accession à la démocratie en Guinée Equatoriale coûte le prix du sang et des larmes comme par le passé. C’est dans ce contexte que la CORED exige :

1 / La libération immédiate et inconditionnelle de son représentant, le professeur Pedro Nguema Bindang.

2 / Demande l’intervention de la communauté internationale à faire pression sur le régime d’Obiang, afin que le détenu puisse être libéré immédiatement.

3 / Condamne la détermination du Président Obiang Nguema et de ses partenaires pour maintenir notre peuple sous une dictature féroce.

Madrid, 1 Octobre, 2015
L’exécutif de la CORED

Le Secrétaire Général de la CORED, Raimundo Ela Nsang, en visite de travail au Parlement Européen

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Dans le cadre de la campagne de mobilisation pour des élections présidentielles libres et transparents 2016 en Guinée Equatoriale, le secrétaire général de la CORED, Raimundo Ela Nsang, s’est rendu au parlement Européen à Bruxelles à l’invitation des eurodéputés (donc nous gardons l’anonymat pour l’heure), afin d’échanger et analyser le contexte politico-économique au regard des élections à venir.

Cette première rencontre a permis de faire le point sur les possibles actions ou mesures à prendre de la part de l’union Européenne afin de faire pression pour la tenue d’un cadre démocratique réel et effectif autour des élections à venir

Cette réunion a également été l’occasion d’aborder les manipulations diplomatiques du régime Obiang auprès de l’union Européenne pour tromper habilement ses interlocuteurs pendant que le système répressif et tyrannique continue d’exister. Comme cette réunion organisée dernièrement à Bruxelles auprès de l’union Européenne, avec la participation des représentants de la pseudo-opposition et l’ambassadeur équato-guinéen, pour montrer au parlement Européen que le régime serait dans une dynamique d’ouverture et de dialogue.

Le comble, après cette réunion de dialogue factice, est qu’un des participants de la pseudo opposition est allé déclarer en Guinée Equatoriale que « L’union Européenne dit de rentrer au pays, la politique doit se faire ici et l’opposition recevra l’aide de l’union Européenne ». Obiang n’a qu’un seul but, trouver une crédibilité internationale tout en continuant en interne ses pratiques habituelles, c’est-à-dire juguler la vraie opposition, celle qui ne peut s’exprimer et se servir de cette fausse opposition qui collabore avec lui pour donner une façade de démocratie, si certaines de ces personnes pensent trouver une possibilité de s’inscrire ainsi dans un processus électoral normal et accéder au pouvoir, elles se trompent très lourdement.

La date précise des élections n’est pas encore annoncée officiellement, mais le gouvernement Obiang a déjà engagé une pré-campagne électorale. Il est donc important que la CORED mette en place des actions concrètes de campagne, en ce sens les eurodéputés ont promis au secrétaire général, Raimundo Ela Nsang, de prendre des mesures pour faire pression sur le régime Obiang pour des élections libres et démocratiques.

En effet, pour le secrétaire général de la CORED, il est impensable qu’Obiang puisse à nouveau organiser une élection présidentielle frauduleuse comme il l’a fait lors des quatre derniers scrutins. La secrétaire général a clairement fait savoir qu’il lutte pour toutes celles et ceux qui souffrent de la dictature en Guinée Equatoriale, la CORED mettra en place toutes les actions possibles pour empêcher que le régime dictatorial puisse continuer. Après 46 années de dictature ininterrompue il n’y a plus d’arrangement factuel politique possible, comme donner à ce régime une façade de démocratie qui ne changera rien.

La famille Obiang, son clan, ce régime, doivent accepter que se tiennent des élections où le peuple puisse choisir librement son gouvernement pour sortir des impasses sociale, économique et politique dans lesquelles il se trouve. Cela ne peut être réalisé que grâce à la médiation de la communauté internationale, comme la CORED l’a souligné dans sa « déclaration de Madrid ». Cette possibilité reste la dernière porte de sortie pour la famille Obiang et son régime d’éviter de nouvelles souffrances à la population sans en passer par une transition éventuellement violente avec effusion de sang et permettre à un nouveau gouvernement de mettre en place un programme inclusif et de renouveau.

La CORED vous informe ainsi de l’efficacité des actions en cours auprès de la diplomatie internationale afin d’atteindre l’objectif de démocratie. La balle est donc dans le camp du peuple équato-guinéen s’il veut mettre fin à la dictature en accompagnant la CORED et la feuille de route inflexible qui est à présent fixée

Crise économique et sociale en Guinée Equatoriale « l’urgente nécessité d’une alternative démocratique »

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Le parti politique CORED a initié à Paris sa campagne internationale pour des élections présidentielles 2016 libres et transparentes en Guinée Equatoriale, avec l’organisation d’une soirée débat et concert de solidarité pour la Démocratie le dimanche 6 septembre 2015 et ce point de presse pour parler de la grave crise économique, sociale et politique.

La Guinée Equatoriale est en récession depuis presque trois ans, le président Obiang tentant vainement de trouver des investisseurs pour relancer l’économie. Malgré cette situation le régime Obiang a été incapable de réorienter l’économique et s’obstine avec sa stratégie de constructions infrastructures, un énorme gaspillage qui entretient un système de corruption généralisée : palais présidentiels, villes nouvelles fantômes de Sipopo et Oyala, cliniques luxueuses inaccessibles aux revenus des citoyens, la liste de ce gaspillage est longue. Cette stratégie lui avait permis d’assurer une certaine paix sociale avec les emplois précaires générés.

Or avec la baisse de la production et les récentes chutes du prix du pétrole, le pays est en crise totale et quasi banqueroute. La réalité de la situation de la Guinée Equatoriale, est aujourd’hui une économie basée à 90% sur les recettes pétrolières sans aucune diversification, un système de corruption étatique généralisée, une défection des investisseurs internationaux, la perte massive d’emplois augmentant le chômage de masse des concitoyens les plus démunis.

Malgré le déclin économique, le pays est encore riche de 1200 millions de barils à venir mais, le dictateur Obiang va se battre jusqu’au bout pour trouver les partenaires prêts à l’aider à exploiter ces richesses et finir de détruire l’économie de Guinée équatoriale.

Force est de constater aujourd’hui que le pouvoir de Malabo se radicalise : préparation d’élections en refusant toute possibilité de transparence, pressions constantes sur les oppositions dites légalisées, jeux troubles à travers l’opposition en exil pour discréditer le parti politique CORED, dénigrement systématique des partenaires occidentaux afin de retourner les responsabilités de la situation de crise économique actuelle, alliances internationales militaires et sécuritaires vers des pays peu sensibles à la démocratie comme l’a fait, son oncle, l’ancien dictateur Macias, utilisation de différents médias pour mener des campagnes de désinformations et de dénigrements, annonces menaçantes vers le retour au parti unique.

Or la seule issue pour éviter un chaos en Guinée Equatoriale est l’instauration d’un régime démocratique, qui peut restaurer les institutions, en finir avec la corruption et donner confiance aux investisseurs.

Les élections 2016, sans être annoncées, sont entrain de se préparer pour être truquées par son puissant parti le PDGE en utilisant encore l’opposition interne dite légalisée, pendant que l’opposition en exil, notamment la CORED, subit des pressions et des manipulations constantes. Le dialogue national reste un théâtre où les hommes politiques deviennent des acteurs du pouvoir et le panafricanisme un slogan pour dictateur en mal de longévité.

La question de fond qui se pose au regard de l’histoire : Allons-nous laisser cette situation se dégrader avec comme seul recours une éventuelle réponse populaire violente et spontanée ou faire pression sur le régime Obiang afin qu’une véritable transition démocratique intervienne avant que ce pays ne s’enfonce une fois de plus dans la misère et le chaos. La CORED ne veut pas que la chute de la tyrannie implique pour le peuple équato-guinéen encore plus de souffrances. Nous voulons éviter que la Guinée équatoriale ne soit la prochaine Somalie, la Libye ou l’Irak de l’Afrique centrale.

 Paris, 8 Septembre 2015

Le parti politique CORED,

 

Soirée débat et concert de solidarité pour la démocratie en Guinée Equatoriale et en Afrique

invitation CORED

Dans une dynamique de sensibilisation de la diaspora africaine et des citoyens français et européens, la CORED en collaboration avec l’artiste franco-camerounaise Helma BAKER organise une soirée de débats et de concerts autour de la question de l’alternance démocratique en Guinée Equatoriale et dans le reste de l’Afrique. Cette soirée sera l’occasion de rencontrer les autres membres de la CORED.

Rappelons que, bien qu’en exil, la CORED est la principale force de l’opposition politique en Guinée Equatoriale, et en tant que tel, elle lutte pour que toutes les élections – notamment les présidentielles qui se tiendront en 2016 – soient libres et transparentes.

Cet événement permettra également de fédérer la diaspora africaine autour des principes primordiaux et universels que sont le respect de la constitution, le respect des libertés fondamentales et la transparence économique. Ces valeurs doivent plus que jamais animer les consciences des africains.

Et pour joindre le plaisir à la réflexion, plusieurs artistes indépendants viendront ajouter une touche musicale et festive au débat. Des rafraîchissements et des plats africains seront proposés à tarif préférentiel.

Nous serions tout à fait honorés de pouvoir compter sur votre présence. L’événement aura lieu le dimanche 6 septembre 2015 de 18h à 0h00 au GARAGE – 43/45 Rue Bérégovoy 92110 Clichy (Metro Mairie de Clichy). La participation aux frais est libre. Cette soirée étant ouverte à tous, n’hésitez pas à en parler autour de vous, et à le diffuser sur vos réseaux, blogs et émissions radiotélévisées à travers des publications, des tweets ou des articles.

En espérant avoir le plaisir de vous y croiser, nous vous envoyons nos salutations.

Raimundo Ela Nsang
Email: secretariat@coredge.org

Réponse au document diffusé par Africa24 à propos de la CORED et ses positions politiques

RÉPONSE DE LA CORED

Lors du journal télévisé de 12H en date du 19/08/2015 la chaine africa24 a diffusé un document concernant différentes structures supposées se nommer CORED avec une interview d’Emilia Nchama Jahr. Dans ce document la chaine fait allusion à la personne de Raimundo Ela Nsang avec une photo. En commentaires, ils qualifient ses prises de positions péjorativement comme étant « radicales » relativement à celle d’Emilia Nchama Jahr.

Outre le fait qu’ils ne devraient pas utiliser sa photo sans son autorisation, ce commentaire ne correspond pas aux prises de positions réelles de la CORED et dénigre notre structure politique.

En effet, La CORED était une structure politique fédérative officialisée en décembre 2013. L’ensemble des représentants des différents partis politiques et associations (13 au total) ont adhéré à cette structure en signant la « charte CORED ».  Cette structure fédérative est devenue un parti politique lors du congrès de Madrid (tenu du 18 au 22 mai 2015), par approbation de l’ensemble de ses membres.

Emilia Nchama Jahr ainsi que cinq autres membres ont été exclus de notre mouvement. Les raisons de cette exclusion et manœuvres postérieures ont été largement expliquées dans nos différentes publications. Pour résumer nous avons découvert que Salomon Abeso Ndong, qui était le représentant du Royaume Uni et Emilia Nchama Jahr, collaboraient parallèlement avec le régime du Président Obiang avec l’objectif de prendre le contrôle de l’organisation ou la détruire. N’ayant pas pu détruire la CORED, les exclus ont créé une CORED « dissidente », nommant Emilia Nchama Jahr Secrétaire General. Depuis lors, bien qu’aucun des membres de cette pseudo CORED ne réside en France et fortement financé par le régime, ils ont choisi Paris comme siège associatif pour mener leur campagne de pseudo opposition dans le but d’entretenir volontairement la confusion en utilisant le sigle CORED.

Leur manque de résultats, malgré les dizaines des voyages dans des hôtels de luxes, pour  semer le trouble dans l’information à propos des prises de positions de notre parti politique la CORED, les a même conduits à faire une photo devant le musée du Petit Palais à Paris accompagné d’un article expliquant qu’ils avaient été reçus officiellement à l’Elysée.

Malgré cela, le travail de la CORED contre la dictature est resté constant et reconnu, avec le soutien ouvert des partis comme l’EELV et le PG, ou l’invitation par le PS dans leur récent congrès à Paris.

Concernant les personnes exclus de notre mouvement, l’actualité du document d’Africa24 nous donne raison puisqu’Emilia Nchama Jahr s’est établie aujourd’hui en Guinée équatoriale avec l’accord des autorités en continuant à se servir du sigle CORED. Parallèlement à Paris France un troisième mouvement associatif appelé « coalition CORED », avec comme président Salomon Abeso et Secrétaire General Filiberto Ntutumu qui réside à Saragosse Espagne, a été créé. Ce groupe a réussi à rallier Francisco Ela Abeme comme « opposant historique ». Nous voyons là distinctement une stratégie d’ensemble pilotée par Malabo pour entretenir la confusion avec notre parti.

Prenant acte de ces faits, la CORED a déposé deux plaintes pour usurpation de nom, ces plaintes seront instruites comme il se doit afin de clarifier définitivement la situation. Nous pouvons rappeler ici à ces personnes que le SIGLE CORED est bel et bien protégé par différents statuts juridiques dont nous donnerons le détail à l’instruction des plaintes.

Africa24, connaissant cette situation, mène une campagne de désinformation en faveur du régime car cette chaine donne de la couverture médiatique à ces groupes à l’occasion de leurs rassemblements à Paris et tente de présenter la CORED péjorativement comme radicale face au régime Obiang.

Pourtant, et si Africa24 avait pris la peine de nous interroger, nous aurions pu expliquer que les positions de notre parti politique ne sont en rien radicales. S’il a été effectivement proposé au Président Obiang de démissionner, ce n’était pas pour prendre le pouvoir de facto, mais pour assurer la possibilité d’une transition démocratique effective et réelle. Cette proposition devrait s’effectuer en deux temps, mise en place d’un gouvernement de transition fédératif pour la mise en place d’élections dans un climat de réelle transparence et accession à un régime démocratique par des élections. Suite au congrès de Madrid et en vue des élections présidentielles de 2016, nous avons aussi proposé une deuxième option au président Obiang avec la tenue d’élections sous conditions strictes de transparence et de contrôles. Cette proposition a été transmise par courrier à la présidence, nous n’avons reçu aucune réponse en retour.

Force est de constater aujourd’hui que c’est le pouvoir de Malabo qui se radicalise : préparation d’élections en refusant toute possibilité de transparence, pressions constantes sur les oppositions dites légalisées, jeux troubles à travers l’opposition en exil pour discréditer le parti politique CORED, dénigrement systématique des partenaires occidentaux afin de retourner les responsabilités de la situation de crise économique actuelle, alliances internationales militaires et sécuritaires vers des pays peu sensibles à la démocratie comme l’a fait l’ancien dictateur Macias, utilisation de différents médias pour mener des campagnes de désinformations et de dénigrements, annonces menaçantes vers le retour au parti unique.

La liste n’est pas exhaustive et elle met en évidence une radicalisation de la dictature qui prétendait ouvrir un dialogue pour avancer vers la démocratie.

La CORED est donc à l’antithèse de cette radicalisation en proposant à tous les citoyens équato-guinéens d’accéder réellement à un processus démocratique afin de sortir de la crise et des impasses dans lesquelles se trouve la Guinée équatoriale aujourd’hui »

Nous avons envoyé une lettre à la chaine africa24 pour demander un droit de réponse aux allégations à l’encontre de notre parti.

Nous interpellons donc les différentes autorités et opinions en matière d’information, celle de la France et plus largement à l’international, les opinions africaines sur le terrain, celles des différentes diasporas africaines, pour  soutenir notre demande de droits de réponses et en soulignant des faits de diffamations à l’encontre des oppositions qui luttent pour accéder à la démocratie, la liberté et le plein développement économique.

Paris, 31 Août 2015

Raimundo Ela Nsang
Secrétaire Général

La Présidentielle 2016 en Guinée Equatoriale: la fin de l’espoir d’une alternance démocratique

COMMUNIQUE DE PRESSE :

 

2016, comme dans plusieurs pays africains, est une année d’élection présidentielle en Guinée Equatoriale. Pourtant un silence perdure quant à la tenue de ces élections, aucune date n’est annoncée. Malgré ce silence officiel, une campagne gouvernementale parallèle vient de s’achever avec une tournée nationale du président. Même si le message principal était d’alerter le peuple du risque des ennemis de la patrie (opposition en exil appuyée par l’Occident, plus précisément la CORED appuyée par la France), le discours de Malabo a révélé la position d’Obiang, qui après avoir accusé ouvertement l’Occident d’être responsable du terrorisme, notamment dans la sous-région, a dénoncé le multipartisme qu’on lui aurait imposé dans le seul but de créer les divisions dans le pays[1]. Pour la CORED, voilà une réponse claire d’Obiang qui ne permettra pas  une alternance démocratique en Guinée Equatoriale. Ce discours clôt le processus qu’il avait lui-même baptisé « d’essai démocratique » après les accords de Baule.  Mais ces déclarations ne sont pas anodines car elles sont liées aux pressions de l’opposition, notamment celles de la CORED depuis sa création.

En effet, à l’approche de la présidentielle 2016, la CORED exigeant la démission d’Obiang et la création d’un gouvernement de transition, a refusé de participer au simulacre de dialogue national convoqué par Obiang avec une loi d’amnistie  sans effet. La CORED a surpris Obiang en annonçant sa participation aux élections, se transformant en parti politique au Congrès de Madrid et désignant  Raimundo Ela Nsang Secrétaire Général candidat à l’élection présidentielle. Le document appelé « Déclaration de Madrid[2] » faisant état des conditions de la participation de la CORED aux élections a été envoyé à Obiang. Le président Obiang, avant d’annoncer la date des élections et d’exclure la CORED, qui réclamait la tenue d’élections libres et transparentes sous tutelle de la communauté internationale, a décidé d’en finir avec l’espoir d’une alternance démocratique en appelant l’opposition dite légale à former une grande coalition autour de son parti, le PDGE, vers un retour au Parti unique. Par ces déclarations et actions, nous voyons clairement se mettre en œuvre une stratégie d’ensemble où Obiang est seulement préoccupé de sa propre succession, soit :

  1. S’appuyer sur l’opposition dite légale, notamment le CPDS qui a formé une coalition avec d’autres partis, la FOD (Front d’Opposition Démocratique), prêt à aller aux élections pour légitimer encore le régime.
  1. Donner les moyens économiques à la fausse CORED, désormais avec un bureau permanent à Paris, pour entretenir la confusion avec notre parti, en définitif une structure de la dictature d’Obiang jouant le rôle d’opposition en exil.
  1. Sur le plan international, Obiang suit la dérive autoritaire de son oncle, Francisco Macias Nguema, qui avait rompu les relations avec l’Occident en déclarant le parti unique. Après ces déclarations, les actes d’Obiang annoncent clairement une rupture avec l’Occident, sollicitant une protection militaire de la Corée du Nord et de la Russie. En effet, Obiang vient d’attribuer un contrat de 3 milliards de dollars à la Corée du Nord pour sa sécurité personnelle[3]. Autre signe explicite, il a donné l’autorisation à la marine de guerre Russe[4] de faire escale en Guinée Equatoriale, cela consécutivement à  une visite officielle à l’ambassade des USA en Guinée Equatoriale où il déclara, alors,  que celle-ci constituait la garantie de sa protection[5].

De plus, une crise économique frappe de plein fouet la Guinée Equatoriale, où apparait une gestion désastreuse des années passées sans aucune diversification de l’économie, le président Obiang tentant vainement de trouver des investisseurs pour relancer l’économie. Au regard de l’Histoire, Allons-nous laisser cette situation se dégrader avec comme seul recours une éventuelle réponse populaire violente et spontanée ? Ou faire pression sur le régime Obiang afin qu’une véritable transition démocratique intervienne avant que ce pays ne s’enfonce une fois de plus dans la misère et le chaos ?

Paris, 3 août 2015

[1] http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=6759

[2] https://coredge.org/declaration-de-madrid/

[3] http://tinyurl.com/cor-e-du-nord

[4] http://sputniknews.com/military/20150721/1024880521.html

[5] http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=6585

Lettre ouverte à François Hollande

 

 À
Monsieur François Hollande
Président de la République française
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Copie : Monsieur Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères

Monsieur le Président de la République,

Nous avons l’honneur de vous signaler que la CORED, parti d’opposition de Guinée Équatoriale en exil, souhaite s’ouvrir à vous à l’occasion de votre visite officielle dans trois pays africains. Nous souhaitons vous adresser notre message dans l’espoir de rétablir en Afrique et particulièrement en Guinée Équatoriale une pleine capacité de développement dans un contexte de démocratie à instaurer dans les meilleurs délais.

Nous nous associons à vos vœux exprimés en 2012, pour rendre cohérent le paysage politique africain et l’accession au progrès, au plein développement, au partenariat retrouvé entre pays démocratiques. À ce titre, la CORED vous informe qu’à l’approche des élections présidentielles de 2016 en Guinée Équatoriale, elle souhaite y prendre part, comme cela ressort de notre Déclaration de Madrid, faite lors notre congrès de mai 2015 (document joint à cette lettre), que nous avons envoyée au Président Teodoro Obiang Nguema. Nous y exposons les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, sous supervision internationale.

Le Président Teodoro Obiang Nguema, qui garde encore le silence sur ces élections, évoque dans toutes ses déclarations la non-ingérence pour espérer, comme par le passé, organiser des élections non contrôlées par des observateurs internationaux. Malgré la présence d’une opposition dite officielle, ces élections sont connues pour être frauduleuses, l’opposition en exil n’ayant aucun moyen de pression concret pour accéder à une représentation légalisée et participer à des élections libres et contrôlées.

L’opposition et le peuple équato-guinéen souhaitent que votre visite officielle en Afrique en ce début de mois de juillet 2015 puisse servir de déclencheur de la démocratisation de la sous-région, où le cas de la Guinée Équatoriale est le plus extrême, et où la perspective électorale 2016 risque un nouveau cas de fraudes massives.

Nous vous adressons ce message dans une période de deuil pour la Guinée Équatoriale après le naufrage d’un bateau civil ralliant Tiko (Cameroun) à Malabo. Il y a eu défection volontaire de la part des autorités à ne pas porter secours aux victimes de cette tragédie, et cela rajoute à la longue liste des actes irresponsables de ce gouvernement à l’égard de notre peuple.

Cela étant, nous vous prions d’expliquer aux autorités de notre pays les exigences d’un vrai État de Droit.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos respectueuses salutations.

Paris 3 Juillet 2015

Raimundo ELA NSANG
Secrétaire Général de la CORED

Communiqué de Presse: Violation de la Constitution de Guinée Equatoriale

Alors que le débat sur la violation des constitutions par les dictateurs, pour s’éterniser au pouvoir, s’intensifie en Afrique, avec des réactions vives contre les dictateurs au niveau internationale, le président Obiang continue de violer de manière flagrante le texte fondamental de la République de Guinée Equatoriale, sans que cela ait aucun impact sur son pouvoir dictatorial, pouvoir qu’il  a acquis depuis 1979.

 Récemment, le président Obiang vient de dissoudre, par décret, l’ensemble du pouvoir judiciaire du pays[1] et nommer un nouveau[2], à travers la  violation de l’article 88 de la Loi fondamentale garantissant  l’indépendance du pouvoir judiciaire.

 Cette manipulation du pouvoir judiciaire ne peut pas être anodin au regard de la tenue en  2016 de l’élection présidentielle en Guinée équatoriale. Tout indique que, le régime d’Obiang se prépare, d’abord à organiser des élections frauduleuses et ensuite, légitimer sa victoire avec un pouvoir juridique aux ordres.

 La CORED dénonce ce stratagème monté par le régime d’Obiang, et attire l’attention des acteurs de la communauté internationale sur ces manœuvres politiciennes qui n’ont qu’une raison d’être : imposer au peuple de la Guinée Equatoriale la continuité de sa dictature par un enfant ou un autre membre du clan.

 La CORED attire une fois de plus l’attention sur le contexte très particulier de déroulement de ces élections présidentielles de 2016. En effet, le pays court ce risque de connaître une  déstabilisation. Une déstabilisation certaine par le fait que : d’une part, la situation du président Obiang (son âge et son état de santé) provoque dans sa propre famille des luttes intestines dues aux appétits de pouvoir des prétendants au trône, appétits qui peuvent conduire à des affrontements armés ; d’autre part, la profonde crise économique due à la baisse des prix et de la production de pétrole avec cette conséquence de perte massive d’emplois, accroît le mécontentement social.

 Dans les circonstances ci-dessus évoquées, une élection présidentielle libre et transparente, organisée sous la supervision de la communauté internationale, serait la bienvenue car elle assurerait la sécurité et la mobilité de toute la population et les candidats de l’opposition sur l’ensemble du territoire national.

 Pour ces élections présidentielles de 2016 en Guinée Equatoriale, la CORED a annoncé, depuis Paris (lieu où réside son Secrétaire Exécutif), sa participation à ces élections présidentielles. Apres cette annonce, la CORED a tenu un congrès récemment à Madrid du 18 au 22 mai 2015. Lors de ce congrès, la CORED est devenue un parti politique et a élu Monsieur Raimundo Ela Nsang comme son Secrétaire Général et candidat à l’élection présidentielle de 2016 en Guinée Equatoriale. La Déclaration de Madrid[3] où sont exposées les raisons et les conditions de sa participation est jointe au présent document.

 La CORED est consciente qu’une dictature, enracinée comme celle d’Obiang, ne peut jamais organiser des élections libres et transparentes, sans une forte pression externe ou interne. Pourtant, le président Obiang, malgré les protestations ouvertes qui commencent à voir le jour, continue à exercer la brutalité envers son peuple. En ce sens la CORED demande  aux différents acteurs et aux institutions internationales à œuvrer pour la tenue des élections libres et transparentes en Guinée Equatoriale, tout en invitant les medias à couvrir la campagne de l’opposition politique de Guinée Equatoriale.

 Paris 28 Mai 2015

[1] http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=6582

[2] http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=6592

[3] https://coredge.org/declaration-de-madrid/

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DECLARATION DE MADRID

Après l’annonce à Paris, le 24 avril 2015, de sa participation aux prochaines élections présidentielles prévues en 2016, la CORED s’est réunie à Madrid du 18 au 21 mai 2015, pour célébrer le congrès de constitution, ainsi que pour contacter la communauté équato-guinéenne résidente en Espagne. D’un coté, la CORED à pris la décision d’abandonner sa structure fédérale pour se constituer en parti politique, avec la dénomination Coalition Restauratrice de l’Etat Démocratique, avec les mêmes sigles, connue pour tous, CORED. D’autre coté, Raimundo Ela Nsang a été élu en tant que Secrétaire Général et candidat aux élections présidentielles de la République de Guinée Equatoriale.

 La décision de participer à une élection présidentielle face à une Dictature enracinée comme celle d’Obiang, requière une explication au Peuple et à la Communauté Internationale. La suite de cette déclaration est une exposition des raisons qui ont conduit à la CORED de prendre une telle décision, ainsi que les conditions qui doivent être remplies pour que sa participation aux élections présidentielles soit effective :

 2016, comme dans de nombreux pays africains, est une année d’élection présidentielle en Guinée équatoriale. Mais de toute évidence le président Obiang a l’intention de légitimer une fois de plus sa dictature par des élections frauduleuses. Dans ce contexte, la CORED vient à travers cette lettre, vous exposer l’urgente nécessité de travailler pour des élections libres et transparentes, et vous présenter les conditions nécessaires pour sa participation ces élections.

 En effet, depuis le début du processus de transition africain, après l’accord de la Baule début des années 90,  le régime Obiang, profitant du contexte économique favorable de la découverte de grandes réserves de pétrole, a pu contourner les pressions internationales réclamant la démocratisation et la bonne gouvernance comme condition à l’aide internationale. Toutefois, le régime Obiang a utilisé ce mécanisme comme un outil pour légitimer son pouvoir par l’organisation d’élections frauduleuses qui l’ont toujours fait gagner avec des scores de 98% en moyenne. Depuis lors, le Régime a organisé quatre élections présidentielles frauduleuses et reste complètement inflexible au moindre progrès en termes de libertés démocratiques, le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance.

 C’est dans ce contexte de l’intransigeance politique, dégradation sociale, neutralisation de toute forme d’opposition tant interne et comme externe, que la CORED a vu le jour il y a un peu plus d’un an. Son appariation a réactivé le débat politique et donné de l’espoir au Peuple. Optant par la voie non-violente, après une analyse approfondie, la CORED a conclu que le seul moyen de sortir de la crise, en évitant au Peuple de passer par le traumatisme d’un bain de sang, est de proposer une sortie digne au président Obiang et sa famille, exigeant la formation d’un gouvernement de transition qui conduirait à des élections libres et transparentes.

 Le Président Obiang, au lieu d’accepter cette main tendue de l’opposition continue d’être inflexible, avec des manœuvres de destruction de toute velléité d’opposition, entre des accusations, intimidations et  répressions ; en instrumentalisant comme toujours l’opposition dite « légale » pour créer un climat politique favorable à organiser des élections truquées et ainsi faciliter une succession de la famille ou la continuité clan au pouvoir.

 Cette intransigeance politique du régime, ajouté à la profonde crise économique actuelle, causée par baisse de la production et des prix du pétrole, qui conduit à la fermeture des entreprises et à la perte massive d’emplois, est en train de faire monter de tension ce qui peut conduire à une explosion sociale, et donc à une violence non souhaitable.

 Les Peuples de Guinée, fatigués de la dictature, de l’arbitraire et de l’anomie, a perdu la peur. Mais, en même temps, la brutalité de la dictature ne cesse pas. Dans ces circonstances, la CORED comprend que des élections tenues avec des garanties, peut être la solution. C’est pour cette raison qu’elle a annoncé sa participation aux prochaines élections présidentielles en Guinée équatoriale.

 La CORED  est conscient qu’une dictature consolidée, ne convoque jamais des élections pour les perdre. Mais la CORED ne participera pas aux élections pour légitimer la dictature d’Obiang mais pour les gagner. Pour cette raison, la CORED n’est pas disposé à négocier sa participation avec le régime d’Obiang mais expliquer les conditions et les garanties qui doivent être remplies pour que sa participation soit possible aux futures élections.

Ces garanties, qui exige et propose la CORED sont:

Premièrement: L’organisation des élections sous des garanties de sécurité de la Communauté Internationale.

Deuxièmement: La promulgation d’une nouvelle loi électorale et des partis politiques pour faciliter la légalisation de tous les partis politiques sans les obstacles habituels.

Troisièmement: La formation d’une commission électorale indépendante.

Quatrièmement: La réalisation d’un nouveau fichier électoral fiable par enregistrement biométrique.

Cinquième: La présence d’observateurs internationaux dans chacun des bureaux de vote, en plus des représentants de chaque formation  politique.

Sixièmement: La publication de tous les bureaux de vote 30 jours avant l’élection

Septièmement.- Les urnes doivent être transparentes.

Huitièmement.- La publication et la transmission transparente des résultats: après la signature du procès-verbal par les observateurs et les représentants, pour permettre la vérification, les résultats seront publiés dans le chaque bureau de vote et au le siège de la commission électorale nationale indépendante. Les résultats seront également publiés sur Internet.

Neuvièmement.- L’engagement de toutes les forces politiques, qui vont participer aux élections, d’accepter démocratiquement le résultat de l’scrutin

Dixièmement.- La réception des plaintes et contestations par la Cour Constitutionnel qui doit rester neutre.

Voici tout ce que la CORED a bien communiqué au Peuple et à la Communauté Internationale à fin de soutenir la demande de la tenue d’élections libres et transparentes en Guinée Equatorial

Madrid, Mai 2015

Annonce de la CORED pour les élections présidentielles 2016

COMMUNIQUE

Après une analyse en profondeur de la situation politique en Guinée équatoriale, notre organisation politique (La CORED) a pris la décision capitale de participer à la prochaine élection présidentielle.

Notre structure politique ne va pas participer aux élections, pour légitimer ou de donner une démocratie de façade au régime d’OBIANG NGUEMA sans partage depuis 36 ans. La CORED va aux élections pour les gagner avec le soutien du peuple. Cela implique par conséquent la tenue d’élections libres et transparentes, la nécessite, par conséquent, une garantie de sécurité de tout les acteurs politiques, un défi à relever par la CORED.

La CORED, depuis sa création, a réussi à mobiliser l’opinion publique nationale et internationale. Cependant, en faisant un bilan, nous voyons que le régime est encore totalement inflexible et ne répond pas aux appels de l’opposition démocratique, afin qu’un véritable processus de transition démocratique soit ouvert, qui permettra de trouver des solutions aux graves problèmes sociopolitiques et économiques que connaît le pays.

L’intransigeance du régime peut se résumer dans leurs réactions et les actions:

– Des accusations non fondées et des réactions violentes contre l’opposition en générale et la CORED

– L’utilisation de l’opposition interne du régime contre la CORED.

– Voulant attirer des membres de la CORED dans le pays pour les assassiner en convoquant un dialogue national qui a été d’ailleurs sans effet.

– L’utilisation d’une fausse CORED pour créer de la confusion l’opinion publique nationale et internationale.

– L’organisation d’événements, et des dons comme stratégie de distraction: comme l’organisation de la CAN 2015, et de dons divers dont 3 million d’euros à une école de SAMBA pour le carnaval de RIO et dans un contexte économique difficile pour les populations équato-guinéennes.

– Accusant l’opposition d’avoir voulu importer le virus Ebola dans le pays, lors de la Coupe d’Afrique des Nations.

– Maintenant, c’est les manipulations lesquelles il existe déjà un groupe terroriste qui veut attaquer la Guinée équatoriale afin de contrôler d’avantage la peur.

Dans la base de ces considérations, notre organisation (la CORED) comme force politique d’avant-garde, nous restons mobilisé sur notre objectif principal qui est de restaurer un état de droit, et la démocratie en Guinée Equatoriale, en évitant tout effusion de sans de notre population ou de guerre.

L’année 2016 est une année d’élections, (la CORED) demande au Président OBIANG NGUEMA et son clan, de communiquer, et sans tarder, la date de la tenu des élections présidentielles.

Paris 24 Mars 2015

Membres de la CORED